Extrait – Itira 3

Heh oui, je vous l’avait promis, donc le voilà, tout beau tout chaud. Je n’ai pas pu écrire autant que je l’avais espéré, mais pour une fois qu’il fait beau, et bien je suis partie aérer mes neurones!

Donc voilà l’extrait de la semaine, enjoy! 🙂

Inys ne dormait que quelques minutes à la suite depuis qu’il avait été enfermé ; parfois il réussissait à s’assoupir une heure ou deux, mais c’était vraiment rare. Il était plus souvent réveillé qu’endormi, alors quand la porte s’ouvrit, il était tout à fait sur ses gardes. Il savait qui c’était avant que de l’avoir vu et tenta un soupir fatigué. Quasiment tous les jours il subissait le même rituel.

Solidement attaché comme il l’était, Inys ne pouvait rien faire à part regarder Artan s’approcher; les menottes autour de ses poignets et de ses chevilles étaient sciemment faites de telle façon à empêcher toute tentative de défense, et même s’il pouvait se lever et faire quelques pas dans sa minuscule cellule, la chaîne qui reliait son cou au mur ne lui permettait aucun mouvement brusque.

Il savait que la peau et la chair à tous ces endroits était rouge et saignait de plus en plus régulièrement, surtout quand il essayait de bouger. Ça avait été le but, de toute façon. Toutes les personnes qui se retrouvaient dans les cellules de Medera ne devaient absolument pas imaginer qu’elles s’en sortiraient un jour, et surtout pas intactes.

Il resta silencieux à regarder Artan, puis soupira d’un air nonchalant, un air beaucoup plus détendu qu’il ne se sentait. Il connaissait très bien Artan, il savait parfaitement comment il pensait et comment il agissait, et c’était bien pour ça qu’il ne pouvait pas se permettre de le sous-estimer.

– Qu’est-ce que tu veux? Tu t’ennuies tout seul, tu veux un peu de compagnie, peut-être?

– J’ai tout ce qu’il me faut, ne t’inquiète surtout pas pour moi. Au contraire.

– Je ne pensais pas que je t’aurais manqué à ce point…

Il lui fit un grand sourire et se releva lentement, cachant comme il pouvait sa minuscule grimace de douleur quand une blessure se rouvrit, mais Artan était à ses côtés avant qu’il ne puisse finir son mouvement. D’un geste brusque, il le coinça contre le mur, les mains autour de son cou. Le collier en métal l’empêchait de trop serrer, alors il se contenta simplement de donner un grand cou de poing dans la chair tendre du ventre du prisonnier. Aucun bruit ne vint le récompenser, mais Inys termina à genoux, les dents serrées, et Artan sourit presque.

– Tu ne m’as pas manqué. Pourquoi tu m’aurais manqué? Tu n’es qu’une raclure qui ferait mieux d’oublier ses grands airs et de se rappeler qui commande. Tu m’as compris?

– Quelqu’un est nerveux aujourd’hui…

– Je t’ai dit de fermer ta gueule, Inys!

Un autre coup vint s’écraser au même endroit, avec encore plus de violence. Ce n’était pas choisi au hasard, Artan avait bien soigné les douleurs qu’il avait fait subir à son ancien amant. Il savait que les côtes cassées lors de son séjour à la prison militaire venaient à peine d’être réparées, et donc comptait bien utiliser cette information.

Inys n’était pas un surhomme, malgré l’entraînement des Exécuteurs. La douleur l’affectait exactement comme n’importe qui d’autre quand elle était appliquée avec méthode, il la cachait juste mieux.

Quand Inys ne bougea plus, Artan l’attrapa par les cheveux et le souleva pour le coincer de nouveau contre le mur. Dans la demie-obscurité de la cellule, ses magnifiques yeux vairons étaient toujours aussi lumineux et sauvages.. Et ça ne faisait rien d’autre que d’augmenter sa colère et sa haine, ainsi que son envie de simplement détruire ce regard. Il devait le détruire, le rendre pareil à la plus simple pierre du mur derrière lui.

– Tu as compris maintenant? Tu n’as a pas à ouvrir à bouche, sauf si on t’enfonces quelque chose dedans! De toute façon, tu n’es qu’une putain qui écarte ses jambes à toute personne qui le demande!

– Je ne souviens pas que tu me l’aies demandé…

Son ton était tellement mielleux et tellement condescendant qu’Artan perdit tout le contrôle qu’il pouvait encore avoir. Il n’y avait qu’une seule façon de faire comprendre quelque chose à Inys, il fallait le lui imprimer dans l’esprit et dans le corps à coup de pied ou de poing. Il le laissa retomber à genoux et lui attrapa la mâchoire, serrant assez pour que ses jointures soient blanches.

– Vas-y, sois ma putain. Comme tu l’as été pour les gardes à Sidei.

– Ou tu me tortureras ? Fais-toi plaisir, je t’en prie… Ce n’est pas comme si tu faisais autre chose depuis que je suis ici…

Inys eut un sourire narquois et se lécha les lèvres lentement, goûtant le sang qui y était encore.

– Quoi que tu me mettes dans la bouche, sois certain que tu le retrouveras pas intacte. Alors? Prêt à tenter le coup?

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